Communiqué de presse

12 Octobre 2018

Augmentation de la taxe d'habitation : Maizières-lès-Metz refuse la double peine fiscale !


Bercy vient de dresser, de manière très élégante, la liste des 55 communes de plus de 10 000 habitants ayant décidé d'augmenter leur Taxe d'Habitation. La Ville de Maizières-lès-Metz y décroche la palme d'or. Et elle l'assume car elle refuse de subir une double peine fiscale !

En raison de notre politique de modération fiscale et de notre faible endettement, nous sommes aujourd'hui sous-dotés et nous serons sous-compensés demain.

La Ville de Maizières-lès-Metz a réalisé des économies conséquentes. Ainsi, depuis 2014, nos dépenses courantes ont baissé de 20 % et les effectifs du personnel municipal de 17 % sans aucune fermeture de service public.

Nous subissons un lourd désengagement de l'État. Depuis 2014, la principale dotation de l'État accordée aux Communes (DGF) a baissé de 63 %, dont 11 % en 2018 contrairement à l'engagement de stabilité pris par le Président de la République. Les charges décidées par l'État ont, quant à elles, connu une hausse de 12 % de notre budget de fonctionnement annuel (FPIC, augmentation du point d'indice, nouvelles compétences et nouvelles normes…).

Maizières-lès-Metz a de très (trop) bons indicateurs financiers. Malgré la hausse de la TH décidée cette année, nous restons 5 % en dessous des communes de la même taille et avec le choix de maintenir l'abattement général à la base à son niveau maximum, c'est à dire 15 %. Maizières-lès-Metz est également très faiblement endettée : 52 % en dessous des communes comparables.

Pour le Gouvernement, la Ville est sous-dotée car elle est sous-fiscalisée et sous-endettée ! Une prime est ainsi donnée à la fiscalité et à l'endettement.

Quid de la compensation en 2021 quand la TH sera supprimée ? Sans une augmentation de sa fiscalité, la Ville de Maizières-lès-Metz, sous-dotée aujourd'hui, prendrait le risque d'être sous-compensée demain.

Le Gouvernement, incapable de rééquilibrer son budget et « seul responsable du déficit actuel de la sphère publique française » (extrait du Projet de Loi de Finances 2018), coupe l'herbe sous le pied des collectivités locales qui doivent tout assumer à sa place !
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