Située à douze kilomètres de Metz, capitale régionale, et d’une superficie de 892 hectares, la ville de Maizières-lès-Metz est chef-lieu de canton.
En quelques mots
Sa population officielle s’élève à 11 825 habitants (au 1er janvier 2025). Altitude : 164m.
Ouverte sur le monde, la Ville de Maizières-lès-Metz est jumelée avec trois communes : en Allemagne, en Pologne et en France. Les jumelages ont pour vocation de créer des liens culturels et amicaux.
- Montastruc-la-Conseillère (Haute Garonne)
- Wünnenberg (Allemagne)
- Bukowsko (Pologne)
Une ville dynamique
Partager, échanger, se rencontrer sont des valeurs fortes de la commune. Avec plus de 50 associations, on y trouve des activités dans tous les domaines et pour tous les âges. Des équipements de qualité ont été mis en place pour répondre aux besoins des associations et des habitants.
Au cœur d’un territoire en plein devenir
La ville de Maizières-lès-Metz est située au cœur d’un territoire riche et dynamique : la communauté de communes Rives de Moselle.
Née officiellement en 2014, la Ville de Maizières-lès-Metz fait partie de ce territoire, fort de ses 11 825 habitants qui regroupe 20 communes :
Antilly, Argancy, Ay-sur-Moselle, Chailly-lès-Ennery, Charly-Oradour, Ennery, Fèves, Flévy, Gandrange, Hagondange, Hauconcourt, Maizières-lès-Metz, Malroy, Mondelange, Norroy-le-Veneur, Plesnois, Richemont, Semécourt, Talange et Trémery.
Pour plus d’informations :
Découvrez l’histoire de Maizières-lès-Metz
Au cœur de la région Grand Est de la France, Maizières-lès-Metz est bien plus qu’une simple commune. C’est un lieu imprégné d’une riche histoire qui a façonné son identité au fil des siècles. À travers cette section dédiée à son passé, nous vous invitons à plonger dans les profondeurs du temps et à découvrir les événements marquants, les personnages fascinants et les évolutions qui ont forgé le destin de cette communauté.
Maidera, Maizières-lès-Metz – apparition et variations orthographiques
C’est dans une charte donnée en 977 en faveur de l’abbaye Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz par l’Empereur du Saint Empire Germanique Othon II qu’apparaît pour la première fois, sous le vocable Maidera, le nom de Maizières. La forme est bien éloignée du Maizières d’aujourd’hui et il faut attendre 1218 pour voir apparaître Masieres dont les différentes appellations ne s’écarteront plus jusqu’à nos jours, les deux périodes d’annexions allemandes exceptées. L’on relève ensuite au fil du temps dans les différents fonds d’archives conservés à la bibliothèque nationale, aux archives départementales, aux archives municipales de Metz ou encore dans les recherches des érudits régionaux Maisières en 1235, Meisières en 1241, Masyeres en 1246, Maixerey en 1321, Maixeire en 1404, Maxières en 1495, Maizière devant Metz en 1514, Maisière en 1631, Maizière en 1635, Mezières en 1756 et couramment pendant près d’un siècle. Ces formes librement écrites sont transcrites par des greffiers ou chroniqueurs régionaux mais étrangers à la commune. Les autorités préfectorales écriront Mezières très longtemps. Cette invite était elle-même faite sur demande du conseiller d’Etat, directeur général des postes, qui précisait : « … Il importe pour la régularité du service que le timbre de ce bureau présente un surnom qui empêche de le confondre avec un établissement de poste aux lettres déjà existant dans une commune homonyme des départements des Ardennes, de l’Indre, etc. A cet effet, j’ai pensé que le nouvel établissement pourrait être désigné sous l’appellation de « Maizières-Brieux », mais d’après les instructions qui m’ont été adressées par son Excellence M. le Ministre de l’Intérieur, il est nécessaire que le conseil municipal soit préalablement consulté… » Le conseil municipal se prononça le 6 septembre 1846 mais la proposition Maizières-Brieux ne fut pas de son goût car l’assemblée communale, réunie sous la présidence du maire Oley, proposa Maizières-lès-Metz, proposition qui fut communiquée au préfet qui fit suivre.
Une appellation à formuler clairement
Mais dans la formulation de cette délibération, nos édiles s’étaient prononcés sur l’appellation du bureau de poste et n’avaient pas clairement formulé qu’il s’agirait aussi du nom de la commune. C’est du moins ainsi qu’est interprétée la délibération par le ministre de l’Intérieur qui ne s’empêcha pas de faire remarquer au préfet que s’il avait suivi de près ses instructions, une telle confusion ne se serait pas produite. Le conseil délibéra donc une seconde fois le 5 novembre 1846, confirmant définitivement et pour le bureau de poste et pour la commune l’appellation Maizières-lès-Metz. Le 30 mai 1847, une ordonnance royale de Louis-Philippe consacra définitivement le nom de Maizières-lès-Metz. Il est à remarquer dans cette ordonnance l’absence d’accent sur le les de Maizières-lès-Metz, lès signifiant près de.
Localement la fantaisie est aussi grande tant chez les prêtres jusqu’en 1792 que chez les officiers de l’état-civil qui leur ont succédé pour la tenue des registres paroissiaux devenus registres de l’état-civil tenus par les mairies depuis octobre 1792. On peut lire dans les registres de 1653 à 1847 une multitude de formes écrites selon l’humeur des prêtres depuis des greffiers chargés de la rédaction des actes.
Elles sont si nombreuses qu’il n’y a en fait aucun intérêt de les relever toutes puisqu’à l’oreille s’entendait toujours « Maizières ». Mais là encore aucune certitude pour le parler du crû puisqu’au milieu du XIXe siècle, les ruraux s’exprimaient en patois, ceux de Maizières parlaient le patois du Pays messin, patois de l’Isle plus précisément, car le patois roman s’il était compris de tous les patoisants lorrains, différait d’une région à l’autre et parfois même entre deux villages voisins. En patois donc, l’on disait Mahires, le h prononcé de façon gutturale, puis Majire qui est encore avancé quelquefois par les plus vieux habitants de la Commune, lorsqu’ils avancent avec fierté leurs lointaines origines locales. L’installation d’un bureau de poste le 1er décembre 1846 allait donner à la commune son appellation définitive. Sur sollicitation du préfet, le conseil municipal fut invité à se prononcer sur l’appellation officielle de la commune.
Les différentes désinences
Les différentes désinences Maizières, Mezières, Maizerey, Maizery… nombreuses dans tous les pays, ont probablement toutes pour origine le mot latin Maceria qui désigne un mur de clôture, le pluriel Maceriae pouvant signaler logiquement plusieurs de ces murs. Dans son dictionnaire des patois romans de la Moselle, Léon Zeliqzon donne à Majire le nom de l’endroit où l’on trouvait de nombreuses masures. A-t-on de manière précise trouvé leurs traces dans la commune et donc localisé des signes de vie des premiers Maizièrois ? Les anciens écrits n’en font aucun état pour l’agglomération actuelle qui s’est reconstruite sur l’ancien village et s’est étendue. Il est d’ailleurs peu probable que l’on y trouve encore quelque chose tant le sol a été fouillé et retourné lors des opérations de déminage et de déblaiement puis de reconstruction qui ont fait suite aux massives destructions de 1944.
Par contre, chaque chantier de fouilles archéologiques programmé en bordure de la voie romaine livre son écot de trouvailles. Au sud dans le secteur des grands ensembles commerciaux, plus au nord devant la fabrique de céramiques et par ailleurs au lieudit des Grands prés au sud de l’autoroute A4 ont été mis à jour les plus vieux sites de vie relevés sur le territoire de la commune. En 1871, malgré l’abandon par la France de la Moselle à l’Allemagne, Maizières conserva son appellation qui se germanisa légèrement pour devenir Maizières-bei-Metz. Au début du conflit de 1914 cependant, pour irréversiblement marquer sa propriété impériale, le Reich allemand interdit la langue française et institua Macheren. Le retour à la France en 1918 nous rendit Maizières-lès-Metz jusqu’en 1941 où l’autorité nazie, par ordonnance du 25 janvier 1941, imposa Machern-bei-Metz. A la libération de novembre 1944, les Maizièrois, pour qui il n’en avait jamais été autrement dans leurs cœurs, retrouvèrent Maizières-lès-Metz.
La métamorphose d’une ville… Maizières-lès-Metz de 1944 à 2014.
Détruite à 90 % pendant la Seconde Guerre Mondiale, Maizières s’est reconstruite au fur et à mesure, en fonction de l’industrialisation, du contexte économique et démographique. Les réalisations urbaines et architecturales successives ont ainsi fortement contribué à dessiner la ville telle qu’elle se présente aujourd’hui.
La période de reconstruction
Fin 1944, les Maizièrois reviennent dans une ville dévastée. Le secteur Sud, au-delà du Pont Demange, est totalement détruit, 350 immeubles d’habitation disparaissent totalement. Le secteur Nord ainsi que le secteur Ouest sont moins touchés mais 360 immeubles doivent subir d’importantes réparations. La cité ouvrière appelée « Cité Brosius » est complètement détruite et ne sera pas reconstruite. Le patrimoine communal est également détruit en totalité, à savoir : la mairie, commencée en 1936 et achevée en 1943, l’église, le presbytère, les écoles ou encore la remise du matériel d’incendie. Sur les 4000 habitants, 1000 trouvent à se reloger de façon précaire dans la rue Pasteur et les autres s’installent dans les sous-sols d’immeubles sinistrés. Les services communaux se réinstallent dans un immeuble privé de la rue Pasteur. Dès que le problème du relogement d’urgence est résolu, la municipalité songe à la reconstruction et entreprend des démarches en ce sens dès 1947. En 1948, le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme accepte la création d’un premier îlot comportant 16 immeubles d’habitation situés entre la rue des Jardins et l’actuelle rue Jean-Pierre Jean. En 1950, démarre un premier grand îlot comportant 68 immeubles et se termine en 1954 avec le troisième et dernier îlot de 78 logements. Une fois les sinistrés relogés, la municipalité reconstruit ses propres biens. Cette reconstruction démarre avec le groupe scolaire Victor Hugo en 1955, se poursuit par le centre administratif en 1959 qui abrite la mairie, la perception, le bureau des postes, le centre de protection maternelle et infantile, les services municipaux de lutte contre l’incendie, la caisse d’épargne et un bureau payeur de la sécurité sociale.
Les écoles
C’est dans les années 50 que les écoles sont reconstruites en « dur ». Le groupe scolaire Victor Hugo est inauguré le 19 novembre 1955. Cet immeuble est bâti sur pilotis formant les préaux, de larges baies vitrées éclairent les salles de classe et son toit plat lui donne une allure moderne. Au départ, il abrite l’école élémentaire au 1er étage et le Collège d’Enseignement Secondaire (CES) au 2e étage. Il accueille même des élèves de maternelle en attendant l ‘édification d’autres bâtiments. Cette école compte jusqu’à 29 classes. Un nouveau collège est construit en 1970 : le CES Paul Verlaine. Les locaux du bâtiment Victor Hugo sont occupés par des classes élémentaires et plus tard par le Conservatoire qui occupe une partie du bâtiment. L’immeuble s’étant fortement dégradé, une nouvelle école Victor Hugo est construite, rue Gabriel Pierné, le Conservatoire s’installe au Tram en 2009. Début 2011, le bâtiment de l’ancien groupe scolaire Victor Hugo est détruit, laissant la place à une résidence pour seniors, la Rose du Beffroi.
L’hôtel de ville
L’ancienne mairie avec son beffroi qui était située dans l’ancienne Grand’rue (à peu près en face de l’actuelle salle des fêtes) et le centre administratif commencé en 1938 (à l’emplacement de l’actuelle mairie) sont détruits en 1944. Les services communaux s’installent alors dans un des rares immeubles encore debout, rue Pasteur. Fin 1946, ils trouvent des locaux plus spacieux dans une construction allemande, impasse de la Chapelle. C’est à la fin des années 50 qu’est construit un nouveau centre administratif, Grand’rue, inauguré le 24 octobre 1959. Il abrite les services municipaux, la perception, le bureau des postes, le centre de protection maternelle et infantile, la caserne des pompiers, la caisse d’épargne et le bureau payeur de la sécurité sociale. Avec le développement de la ville, ces services se retrouvent rapidement à l’étroit. Une perception et un centre médico-social sont construits sur des terrains derrière le centre administratif. Les ateliers municipaux s’installent dans des bâtiments au pied du château d’eau. Dans les années 80, la nouvelle caserne des pompiers s’implante dans le quartier Kennedy. En 1987-88, l’hôtel de ville s’agrandit en ajoutant une aile sur l’arrière. Une salle du conseil et la salle des mariages sont aménagées.
Les industries
La SOTRACOMET naît en 1967 de la fusion de 2 sociétés, la SOLOCOMET, créée en 1931, et la TFM, créée en 1910. Son activité englobe tout ce qui concerne la construction métallique. Elle emploie jusqu’à 850 personnes sur ses deux sites : Maizières-lès-Metz et Douzies Feignies dans le Nord. L’IRSID (Institut de Recherches de la Sidérurgie) est créé en 1946 et s’implante à Saint-Germain-en-Laye. Cet organisme professionnel travaille en collaboration avec des laboratoires, des universités (Nancy, Lyon) et des écoles d’ingénieurs. En 1958 est inaugurée la station d’essais de Maizières-lès-Metz qui étudie les principes d’élaboration de la fonte et de l’acier et les problèmes de laminage. La COVALOR (constructions métalliques de la vallée de l’Orne) est créée en 1937 avec l’appui de l’usine de Rombas. Ses ateliers sont installés à Maizières-lès-Metz, à l’entrée du bassin sidérurgique de la Moselle. Après la guerre, elle reprend son activité et contribue pour une large part à la reprise économique de la Moselle en exécutant des travaux de première urgence sur de nombreux ouvrages détruits. En 1966, elle est intégrée à la Compagnie française d’Entreprises métalliques, qui change de nom en 1989 et devient Eiffel, puis Eiffage. Schneider Electric (anciennement France Transfo), implantée dans le sud du territoire communal, est construite en 1971. Elle construit des transformateurs électriques.
Jean-Claude JACOBY